Pour les personnes qui ne vous connaissent pas, comment pouvez-vous vous présenter ?
Je suis instituteur et professeur de sport rattaché, aujourd’hui, à la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports qui m’a mis à la disposition de l’Académie Basque du Sport. Cette nouvelle structure est un centre de formation pour sportifs de haut niveau qui travaille sur la formation initiale professionnelle des jeunes sportifs et également sur la reconversion des sportifs professionnels. Je suis élu biarrot, adjoint au Maire, depuis 1991. J’ai occupé des fonctions liées à mes secteurs d’activités qui sont le sport et la jeunesse mais également des fonctions au sein de la Communauté d’agglomération et d’autres activités liées à des fonctions électives. Je suis président de l’Atabal de Biarritz, un centre de musique actuelle. J’ai été vice-président de la SOGICOBA, la société des HLM de Biarritz, vice-président de la Société des Golfs de Biarritz et j’ai eu beaucoup d’autres activités.
Quelle est l’actualité, s’il y en a une, au sein du Conseil Syndical du Syndicat Mixte de la Technopole Izarbel Côte Basque?
L’actualité a d’abord été pour moi de m’imprégner de la réalité de la Technopole même si je connaissais assez bien l’endroit. Cela également consisté à constituer, avec le nouveau conseil d’administration du syndicat, une équipe qui a envie de travailler pour la Technopole. C’est une zone qui est amenée à évoluer. Il y a en effet trois hectares et demi qui sont à développer et à commercialiser. Ce sont des terrains prêts à l’emploi. Il y a également des entreprises de la Technopole qui ont envie d’acquérir des mètres carrés supplémentaires. Or, aujourd’hui, la Technopole, eu égards au financement public, n’a pas vocation à vendre des mètres carrés mais plutôt à en louer. Il y a donc un paradoxe : comment aider ces entreprises tout en respectant la philosophie de la Technopole ? Nous allons lancer la construction d’un nouveau pavillon dans lequel, à titre exceptionnel, nous allons vendre des mètres carrés à des entreprises d’Izarbel mais aussi proposer des surfaces de 150 à 500 m2 en location.
Outre ces projets immobiliers, la vie sur la Technopole se développe avec l’apparition de nouveaux besoins en service. Que peut-on imaginer comme développements ?
La vie ici va se développer avec les hectares supplémentaires qui vont se créer mais aussi avec l’évolution de l’ESTIA. Les prévisions pour l’année 2013 sont de l’ordre de 800 étudiants alors qu’aujourd’hui nous disposons d’une capacité d’accueil d’environ 500 étudiants. Il faudra étudier tout cela avec, pourquoi pas, la création d’un mini campus pour que les étudiants vivent ici. Tout cela, bien sûr, dans le cadre d’une logique cohérente avec ce qui existe aujourd’hui sur Anglet, Bayonne et Biarritz. Il y a aussi des synergies à mettre en place avec Technocité. Nous devons aussi mieux organiser la gouvernance de la Technopole où interviennent diverses collectivités comme la CABAB, la CCI ou la ville de Bidart. Cette dernière doit s’approprier un peu plus la Technopole et avec la présence de M.Jaccachoury , son maire, dans le conseil d’administration et de l’un de ses élus, M.Amigorena, au poste de vice-président, cela devrait se concrétiser. J’aimerais également que l’on s’appuie sur les usagers de la Technopole et notamment la nouvelle association qui a envie de faire des choses. Il y des actions à mutualiser, à imaginer, à développer comme par exemple la communication. Il y a des lieux de vie comme Le Spot qui ont besoin d’être encourager. Il y a un milieu de vie économique et social qui mérite d’être renforcé.
Concrètement, il y a toutes sortes des demandes de services comme la poste, des places de parking ou bien encore des containers de recyclage, quelles seront les priorités ?
Ce n’est pas simple de tout faire mais à partir du moment où s’organise un véritable village économique autour de la Technopole, des services doivent fonctionner. Par exemple : un restaurant d’entreprise où l’on peut faire des repas d’affaires tout comme on peut trouver des prestations pour les étudiants, une amélioration des parkings ou bien une meilleure signalisation de la Technopole. Tout ceci doit être fait avec intelligence et concertation pour le bien des usagers de la Technopole mais également pour attirer de futurs usagers. Nous avons des mètres carrés que nous allons mettre à disposition de nouveaux entrepreneurs. J’aimerais également parler de l’axe transfrontalier. Nous sommes aujourd’hui dans une euro région Bayonne-San Sébastien. Ce sont des vecteurs d’avenir sur lesquels nous devons nous appuyer.
La Technopole est au centre de plusieurs zones d’activités de la CABAB, que peut-on imaginer comme interactions ?
Il y a un réseau local, piloté par la Communauté d’Agglomération, qui s’organise autour des zones de Technocité, Landes de Juzan, Montaury et Izarbel. Des synergies se mettent en place avec les spécificités propres à chaque site comme l’aéronautique pour Technocité ou les nouvelles technologies pour Izarbel. Avec d’autres partenaires comme le Conseil Général, nous essayons d’organiser un réseau sur le Pays basque et le sud de l’Aquitaine également. Il y a une volonté d’harmoniser les différentes zones d’activités et de dynamiser certaines zones comme les pépinières du Pays basque intérieur. D’une manière générale, il y a besoin, à mon sens, de rassembler les forces pour que l’emploi, la technologie, l’innovation et le service soient optimisés.